Immobilier de commerce : une année qui s'annonce mitigée

Par : edicom

Selon Cushman & Wakefield, le premier trimestre 2018 annonce des perspectives nuancées pour le marché français de l’immobilier de commerce. Un million de mètre carré commerciaux sont attendus en 2018, 17 % de moins qu’annoncé début 2017 (1,2 million). Ce chiffre reste toutefois relativement ambitieux, compte tenu de la maturité du marché français et de l’évolution du paysage économique actuel. Le renouvellement du parc devrait être alimenté principalement par les retail parks (77%) pour lesquels les créations restent majoritaires, portant sur les trois quarts des inaugurations prévues. A l’inverse, les centres commerciaux vont se concentrer pour près de la moitié sur l’optimisation d’actifs existants (extensions et restructurations). Quelques projets de création d’envergure devraient marquer cette année, à commencer par le centre commercial Le Prado qui vient d’ouvrir ses portes à Marseille sur 23 000 m2 de commerces.

Néanmoins, au-delà de la quantité de mètres carrés qui sera apportée au parc existant, la morphologie de ces nouveaux actifs a fortement évolué ces dernières années et contribue à modifier les contours du paysage commercial actuel. Christian Dubois, Head of Retail Services France de Cushman & Wakefield, précise que « les mutations sociologiques s’étendent aux centres commerciaux qui deviennent pluridisciplinaires. Ils se transforment en lieux de vie où la notion de besoin est remplacée par l’envie : tester, goûter, tenter, consommer, pratiquer. Face à l’ascension du e-commerce, la recherche d’expérience se transforme en véritable moteur du centre commercial de demain, où la qualité devrait prendre le pas sur la quantité ».

Dans un marché où vendeurs et acquéreurs peinent encore à faire converger attentes et intérêts, le volume de près de 630 millions d’euros investi au premier trimestre en commerces apparaît tout à fait honorable, avec une part du commerce qui s’élève à 16 % de la totalité des volumes investis. Les performances de ce trimestre ont été portées par deux transactions supérieures à 100 millions d’euros et une dizaine d’opérations de plus de 20 millions d’euros. « Le marché reste dynamique, grâce aux nombreuses transactions portant sur des petits volumes qui continuent d’alimenter le fonds de roulement dans l’attente d’une reprise significative de l’activité sur les actifs core », indique Vanessa Zouzowsky, Head of Capital Market Retail de Cushman & Wakefield.

Source : Etude Cushman & Wakefield

 

 

  • Mise à jour le : 17/05/2018

Vos réactions