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  Immobilier : prix en hausse, pouvoir d’achat en baisse

Par : edicom

Au terme d’une année record en termes de transactions immobilières (+ 15,5 % sur un an selon les notaires de France) dopée par la crainte d’une remontée des taux et d’une modification du PTZ, les prix de l’ancien tant en appartements qu’en habitat individuel ont augmenté. Conséquence : le pouvoir d’achat immobilier commence à décroître. Vite, très vite.

Près d’un million de ventes en une seule année : les professionnels de l’immobilier n’avaient pas vu cela depuis très longtemps ! Selon les dernières données des notaires de France dévoilées mardi, 952 000 logements anciens sur l’ensemble du territoire national ont trouvé preneurs ces douze derniers mois. Ce qui représente une hausse de 15,5 % : un record !

Des prix en hausse

A fin septembre 2017, le volume de ventes estimé de logements anciens est en hausse de 15,1 % sur un an en Ile-de-France (181 900 ventes) et de 15,6 % en province (770 100 ventes). En Ile-de-France comme en province, ce volume est plus élevé que le volume annuel moyen constaté entre 1999 et 2007. Cependant cette hausse est plus importante en province (+20,3%) qu’en Ile-de-France (+11,9%). Les notaires de France notent également une évolution de l’indice des prix des appartements anciens et des maisons anciennes en hausse respectivement en hausse de 5,1% et de 3,1%.

Loin d’être une nouvelle bulle immobilière ou d’indiquer une flambée des prix, investisseurs ou simple acquéreur et primo-accédants ont décidé de profiter, cette année plus que jamais, de taux d’intérêts encore bas.

Bordeaux et Saint-Etienne perdent une pièce

Meilleurtaux.com dévoile son bilan annuel du pouvoir d’achat immobilier dans les vingt plus grandes de France entre janvier et décembre 2017 sur fond de taux de crédit immobilier relativement stables mais avec des prix en hausse presque partout. Car si les taux sont restés relativement stables et toujours exceptionnellement bas dans le courant de l’année 2017, « la hausse des prix qui a frappé de nombreuses grandes villes a, pour certaines d’entre elles, sérieusement grevé le pouvoir d’achat immobilier de leurs habitants », explique Maël Bernier, directrice de la communication et porte-parole de Meilleurtaux.com. Selon elle, dix-sept villes sont impactées par des baisses de pouvoir d’achat allant de un à dix mètres carré.

Avec un marché dopé par l’arrivée de la LGV, Bordeaux est ainsi la ville qui perd le plus de mètre carré en une année, avec 10 m2 perdus en seulement un an. Pour 1 000 € par mois, il était possible de s’offrir 59 m2 au début de l’année 2017 et aujourd’hui seulement 49m2. Saint-Etienne, pourtant toujours numéro 1 des grandes villes françaises sur la surface finançable pour 1 000 €, perd 9 m2, mais permet toutefois une acquisition de 155 m2.

Au rayon perte importante figure également Rennes, qui perd 7 m2 finançables sur une année avec 70 m2 au lieu de 77 m2. Le Mans est ensuite la 4e ville à perdre le plus de mètres carré avec 5 m2 en moins par rapport à janvier, mais un financement tout de même confortable de 107 m2, tout comme Lille qui passe de 73 à 68 m2. Plusieurs villes perdent 4 m2 : Dijon, Marseille, Nantes et Lyon. Les villes qui perdent 3 m2 sont au nombre de 6 : Le Havre, Reims, Grenoble, Montpellier, Toulouse et Paris. Nîmes perd 1 seul mètre carré et Nice reste stable. Notons la progression d’Angers et Toulon qui gagnent respectivement 2 et 4 m2.

Evolutions de prix disparates

Pas de changement dans les 5 premières places du classement : Saint-Etienne, toujours numéro 1 (155m²), suivi de Le Havre avec quand même 47m² d’écart (108m² finançables), Le Mans toujours 3e avec 107m² finançables, Nîmes 103m² et Angers 101m².

Toulon gagne 3 places par rapport au classement de début d’année et passe de la 9ème à la 6ème place. Dijon perd 1 place et passe à la 7ème place avec 88m², tout comme Reims et Grenoble qui occupent respectivement la 8ème et la 9ème place du classement. Marseille et Montpellier sont 10e ex-aequo avec 74m² finançables. Toulouse progresse de la 13e place du classement à la 12e, à égalité avec Rennes pour 70m² finançables. Pas de changement entre la 14e et la 16e place : Lille (14e) avec 68m², suivi de Nantes 65m², Strasbourg 63m² et Nice qui progresse de 2 places à 52m² (17e). Lyon 18e, devance Bordeaux avec 50m² finançables pour 49m² dans la capitale girondine. Paris enfin ferme le classement, avec seulement 22m² finançables, contre 25m² début 2017 (soit 3m² de perdu en seulement 12 mois).

Evolutions à venir ?

Les prévisions de Meilleurtaux.com pour la rentrée sont plutôt positives et pour plusieurs raisons : « les taux directeurs sont bas, certains établissements bancaires s’organisent et se professionnalisent afin d’être encore plus efficients dans la distribution des crédits ce qui va par effet de ricochet entraîner une plus vive concurrence entre les établissements, les parts de marché à gagner étant notables ».

D’autre part, le marché immobilier a été particulièrement dynamique en 2016 et encore plus en 2017, or dans certaines grandes villes, si les taux venaient à remonter, cela pourrait entraîner un blocage que personne et surtout pas les établissements bancaires ne souhaitent.

  • Mise à jour le : 21/12/2017

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