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  Record absolu pour l’investissement en immobilier d’entreprise en Europe

Par : Paola Feray

Crédit photo : Cushman & Wakefield

Le marché européen de l’immobilier d’entreprise a enregistré un volume record d’investissements au troisième trimestre 2015, d’après le dernier rapport publié par Cushman & Wakefield, spécialiste mondial des services dédiés à l’immobilier d’entreprise.

L’activité du marché européen de l’investissement a atteint 52 milliards d’euros au troisième trimestre, en hausse de 16 % en un an. Le volume d’activité sur douze mois glissants grimpe à 238 milliards d’euros au troisième trimestre, le point le plus haut jamais atteint, depuis le précédent record de 235 milliards d’euros au troisième trimestre 2007.

L’activité rebondit en France

« Les volumes d’investissement ont continué de progresser sur l’ensemble des marchés en Europe, commente Magali Marton, coauteur du rapport et directrice de la recherche chez Cushman & Wakefield. Le Royaume-Uni, l’Allemagne et la France restent les principales destinations des flux d’investissement, mais les hausses d’activité les plus importantes ont été enregistrées en dehors de ces trois marchés. Sur douze mois glissants, le Benelux et la Scandinavie sont les marchés les plus dynamiques. L’Italie, au même titre que l’Allemagne, a également surperformé au cours de l’année écoulée, et la France a, quant à elle, vu son activité rebondir après un second trimestre en demi-teinte. Les investissements étrangers restent importants en Europe et enregistrent même une croissance plus importante que ceux domestiques. Près de 75 milliards d’euros, soit 31 % du capital investi au cours des douze derniers mois, sont ainsi originaires d’Asie-Pacifique ou des Etats-Unis. Sur la même période, investisseurs domestiques et paneuropéens sont demeurés net vendeurs, alors que les Non-européens ont augmenté leur exposition au marché européen. »

Londres boudé

Reflétant un mouvement de fonds, un volume croissant de capitaux se détourne du Royaume-Uni et du centre de Londres. Au troisième trimestre 2015, le Royaume-Uni n’a attiré « que » 36% des capitaux non-européens. Pour rappel, ce marché attirait en moyenne la moitié de ces capitaux sur les quatre précédents trimestres. L’Allemagne a été la seconde destination de ces investisseurs en attirant 19 % de leurs capitaux, suivie par la Scandinavie à 13 %. Les marchés périphériques (Irlande, Espagne et Italie) se sont partagé 9% de ces flux.

Malgré une actualité récente relativement négative, les investisseurs chinois sont restés actifs en Europe et ont même progressé au troisième trimestre. Près de 4 milliards d’euros ont été engagés sur les douze derniers mois, soit une hausse de 37 % en un an, avec même une accélération au troisième trimestre où 1,7 milliard d’euros ont été investis.

Prédominance des fonds non cotés

Les fonds non cotés restent dominants en Europe, avec environ la moitié du volume investi en acquisition. Ils sont tout aussi actifs sur les cessions, ce qui par conséquent laisse inchangée leur exposition au marché européen. Les investisseurs privés et les foncières cotées ont enregistré des parts de marché équivalentes, avec pour chacun, environ 15% des acquisitions. Et si les foncières cotées sont les principaux investisseurs nets ce trimestre, les acteurs privés placés à l’autre bout du spectre, se révèlent les principaux vendeurs nets.

Dans un environnement de taux bas qui devrait perdurer, le secteur immobilier d’entreprise conserve intacte son attractivité pour des flux de capitaux qui ne semblent pas se tarir. Cushman & Wakefield parie même sur un volume annuel d’activité de 250 milliards d’euros sur l’ensemble de l’année 2015, volume qui ne devrait pas faiblir en 2016.

  • Mise à jour le : 28/10/2015

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