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  Assurance-vie et immobilier, les placements préférés des family offices

Par : edicom

Réalisé en partenariat avec OpinionWay, la deuxième édition du Baromètre du family office 2017 de l’AFFO, qui fête son quinzième anniversaire, diverge peu des enseignements de l’étude 2016 : les familles demeurent prudentes sur les investissements et souhaitent continuer à allier performance et risque modéré.

Présidée par Jean-Marie Paluel-Marmont depuis 2012, l’Association française du family office (AFFO) ayant pour vocation de promouvoir le développement et la reconnaissance du métier de family office en France et en Europe, sort sa nouvelle étude Baromètre du family office 2017. Un document qui permet ainsi de connaître précisément le choix d’investissements des familles qui font appel aux family offices, leur appétence au risque, la répartition entre les classes d’actifs, l’évolution des choix d’investissement, de mesurer l’impact de l’actualité sur leur choix, l’intérêt porté à l’investissement socialement responsable, l’attrait pour l’expatriation…

Il ressort de cette enquête que les familles demeurent prudentes sur les investissements et souhaitent donc continuer à allier performance et risque modéré. Comme pour la première édition, une grande majorité, 66 %, présente un profil d’investisseurs équilibrés, 21 % un profil prudent, 7 % un profil dynamique et 2 % un profil offensif. A noter que la part des profils prudents a augmenté de + 10 %, alors que celle des profils équilibrés a diminué de -3 %, celle des profils dynamiques de - 4 % et celle des offensifs de - 1 %.

Les placements dans l’assurance-vie ressortent en tête (26 %, dont 13 % pour les contrats en euros et 13 % pour les multisupports) suivis par l’investissement dans l’immobilier (19 %, dont 17 % pour le locatif et 2 % pour la pierre-papier). Les actions cotées et le Private Equity représentent 14 % chacun des produits d’investissement.

Des familles qui cherchent à développer leurs participations dans les sociétés

Comme en 2016, les responsables des family offices estiment que les familles privilégient des investissements équilibrés (66%, - 3 points), alliant performance et risque modéré. Environ 1 famille sur 5 (21 %) présente plutôt un profil prudent, en nette progression par rapport à l’an dernier (+ 10 points). Les profils cherchant des rendements plus importants, au prix de placements plus risqués, demeurent moins répandus : 7 % (- 4 points) des familles ont un profil d’investisseur dynamique et seulement 2% (- 1 point) ont un profil offensif, cherchant à obtenir des rendements élevés tout en acceptant le risque de pertes.

L’immobilier locatif d’investissement arrive en tête des classes d’actifs choisies par les familles (17 %), suivi par les actions cotées (14 %). L’assurance-vie occupe également une place de choix dans les investissements privilégiés par ces dernières, qu’il s’agisse de supports en euros (13 %) ou multisupport (13 %), tout comme le Private Equity, en investissant directement dans les sociétés (8 %) ou via des fonds (6 %). Les family officers estiment que la trésorerie représente environ 7 % des actifs des familles. Les autres classes d’actifs, moins privilégiées, sont inférieures à 5 %.

Au cours de l’année 2017, les family officers estiment que les familles vont fortement augmenter leurs investissements directs dans les sociétés (75 %). Elles privilégieront également l’immobilier locatif d’investissement (62 %) et les assurances-vie multisupport (57 %). En revanche, les assurances-vie en euros (66 %) et les obligations et dette d’Etat (75 %) vont diminuer.

L’intérêt pour l’investissement socialement responsable demeure mitigé : plus de la moitié des family officers interrogés (55 %, + 7 points) déclarent que les familles ne sont pas intéressées par ce type d’investissement.

Des familles mieux sensibilisées aux risques

Pour les family officers, les familles sont globalement de mieux en mieux sensibilisées aux risques d’image (85 %, + 17 points) et à la protection de données (79 %, + 8 points), ainsi qu’au risque de certains investissements dans une économie ubérisée (60 %, + 3 points).

L’attrait pour l’étranger demeure élevé, mais moins qu’en 2016

L’attrait de l’expatriation continue d’être ressenti fortement par les family officers, bien que cette tendance soit moins marquée qu’en 2016. Si 45 % (+ 5 points) estiment que les familles n’envisagent ni plus ni moins facilement de vivre à l’étranger qu’en 2015, 38 % (- 10 points) considèrent qu’elles envisagent plus facilement cette éventualité.

Alors même que l’attrait pour l’expatriation se contracte un peu, les familles envisageant de quitter le pays le feraient plutôt pour une durée indéterminée (62 %, - 7 points), plutôt que pour une durée déterminée (36 %), même si elles l’envisagent plus qu’avant de manière non définitive (+ 16 points).

Les family officers ont constaté, en 2016, une embellie sur le volume des investissements : de manière générale, ils ont observé que les familles ont plutôt accru (43 %, +14 points) ou maintenu leurs investissements (40 %). L’attrait pour l’étranger se retrouve également dans les choix de destination des investissements des familles : 43 % estiment que les familles ont réduit leurs investissements en France et 21 % les ont augmenté, tandis que 57 % (+ 3 points) ont constaté une hausse des investissements à l’étranger.

Le choix d’un family office fondé sur les relations personnelles

Comme en 2016, les family officers estiment que la qualité des relations personnelles entre le dirigeant du family office (91 %, stable), son équipe (89 %, stable) et la famille sont les éléments les plus déterminants dans le choix d’un family office, devant son indépendance (85 %, stable) et son mode de rémunération (74 %, - 6 points). La capacité à l’accompagnement international constitue également un critère de choix important pour 70 % (- 7 points), tout comme le réseau de partenaires du family office (70 %, - 4 points), alors que la notoriété semble avoir une influence plus secondaire dans ce choix (64 %, - 10 points).

  • Mise à jour le : 20/04/2017

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