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  L'appétit pour les placements en actions en légère hausse

Par : edicom

Les intentions d’investissement sont croissantes parmi les épargnants les plus aisés… et les plus jeunes.

La 2e édition du Baromètre AMF de l’épargne et de l’investissement met en évidence une légère hausse, depuis un an, de l’appétence des Français pour les placements en actions.

3 personnes sur 10 intéressées par les placements en actions…

Les personnes interrogées sont 30 % à se déclarer intéressées par les placements en actions (en direct ou via des fonds), contre 28 % en 2017. C’est le cas de 46 % de celles qui sont confiantes dans l’évolution de leur propre situation financière, de 47 % de celles qui estiment s’y connaitre en matière de placements et de 50 % de celles qui disposent d’un patrimoine financier d’au moins 50 000 euros.

Un peu plus de confiance dans les actions

La confiance dans les actions a augmenté : 27 % des Français répondent « faire confiance dans les placements en actions », contre 22 % en 2017. La hausse de cette confiance est forte chez ceux qui estiment s’y connaitre en matière de placements (45 % en 2018, contre 26 % en 2017) et chez ceux qui ont confiance dans l’évolution de leur situation financière (49 % en 2018, contre 19 % en 2017).

… mais la majorité demeure averse au risque

Dans les esprits du plus grand nombre des Français, les placements en actions restent considérés, comme risqués et réservés à ceux qui disposent de temps, d’argent et des connaissances suffisantes. Ainsi, 70 % des Français pensent que les placements en actions sont réservés à des gens qui s’y connaissent (71 % en 2017) et 63 % pensent qu’ils sont trop risqués (67 % en 2017).

La population française, si elle apparait cette année un peu plus ouverte aux placements en actions, reste globalement craintive à leur égard :

- comme en 2017, 3 répondants sur 10 se déclarent confiants en leur avenir mais avec une hausse des personnes inquiètes en 2018 (38 %, contre 34 % en 2017) ;

- la préoccupation majeure de la population est de faire face à des dépenses imprévues (83 %, contre 82 % en 2017) ;

- le niveau de risque reste le critère le plus fréquemment privilégié dans le choix d’un placement (59 %, contre 61 % en 2017).

22 % pourraient envisager d’investir en actions

Seulement 11 % des personnes interrogées jugent que la période actuelle est « plutôt le bon moment » pour investir en actions. Toutefois, dans le même temps, elles sont 22 % à pouvoir envisager de souscrire des placements en actions dans les douzemois, contre 18 % en 2017. C’est le cas en particulier de 55 % de celles qui détiennent des placements financiers (20 % de la population).

La hausse de l’appétit pour les actions est relativement importante chez ceux qui possèdent un patrimoine financier supérieur à 50 000 euros : le taux d’intention de souscription de ces personnes financièrement aisées est passé de 34 à 40 % entre 2017 et 2018. Les personnes qui n’envisagent pas de souscrire à court terme sont 12 % à l’envisager à plus long terme. Ce sont plus souvent des jeunes de 18 à 34 ans. Au global, 29 % des personnes interrogées ont répondu avoir l’intention d’investir en actions à plus ou moins long terme.

L’optimisme, l’ingrédient nécessaire de l’investissement en actions

Les plus intéressés par les placements en actions sont aussi souvent les plus confiants (29 % de la population) et les plus connaisseurs (45 %). Ainsi, 68 % des personnes confiantes dans l’évolution de leur propre situation financière pensent que les placements en actions sont une bonne idée pour développer une épargne de long terme (seulement 38 % des personnes « inquiètes »).

Ces optimistes sont 49 % à avoir confiance dans les placements en actions (15 % des inquiets). Et 41 % d’entre eux pourraient envisager de souscrire des placements en actions (11 % des inquiets). Les moins de 35 ans, dont l’intérêt pour les actions a augmenté depuis 2017, sont également plus souvent confiants dans l’évolution de leur propre situation qu’il y a un an (48 % d’entre eux, contre 43 %).

 

Qui sont les plus intéressés ?

Les plus fortes proportions de personnes intéressées par les actions sont observées parmi les hommes (40 % des hommes), les moins de 35 ans (37 %), les catégories sociales supérieures (43 %), ceux dont le patrimoine financier est supérieur à 50 000 euros (50 %) et ceux qui épargnent régulièrement (45 %).

La perception de la rentabilité des placements en actions

Pour 4 personnes sur 10 (38 %), les placements en actions ont été « peu rentables » ces 5 dernières années. Elles sont 11 % à penser qu’ils ont été perdants et 36 % des personnes interrogées ne savent pas répondre à cette question. Ce sont souvent les personnes les moins aisées financièrement qui répondent ne pas savoir : c’est le cas de 50 % de celles qui possèdent moins de 10 000 euros de patrimoine financier. Parmi celles qui ont le sentiment de s’y connaître en matière de placements, 68 % pensent que les placements en actions ont été rentables (dont 20 %, très rentables). C’est le cas également de 84 % des personnes qui possèdent déjà un placement financier.

Si plus de la moitié des répondants (53 %) estiment que les placements ont été rentables ces 5 dernières années, ne serait-ce que faiblement, ils sont plus pessimistes pour les 5 prochaines années : seuls 2 répondants sur 5 (43 %) pensent qu’ils seront rentables (un peu ou très rentables).

Un appétit croissant chez les 18-34 ans

Les moins de 35 ans sont 29 % à envisager d’investir en actions dans les 12 prochains mois (contre 16 % des plus de 55 ans). Ce taux est croissant : il était de 19 % en 2017. Leurs intentions d’investissement dans les prochaines années sont de 24 % contre 6 % pour les plus de 55 ans. Ils se déclarent plus souvent intéressés par les placements en actions que leurs aînés (37 % d’entre eux, contre 28 % des 55 ans et plus) et plus souvent confiants dans ces placements (36 %, contre 23 %). Les moins de 35 ans ont comme préoccupation forte de faire fructifier un patrimoine (27 %, contre 18 %). Concernant leurs préférences en matière de risque, ils sont moins nombreux à déclarer préférer les placements sans risque (44 %, contre 56 %). Ils seraient ainsi plus nombreux à investir une part de leur épargne sur des placements risqués : entre 10 et 20 % de leur épargne (39 %, contre 29 %). Ils recherchent plus souvent des informations pour enrichir leurs connaissances (18 %, contre 4 %). Ils le font surtout sur internet (55 %, contre 38 %). Pour choisir un placement, ils sont plus nombreux (35 %, contre 12 %) à rechercher des « avis d’experts » sur internet (blogs…) ou un conseil dans leur entourage (57 %, contre 29 %). Enfin, ils citent plus fréquemment l’éthique comme critère de choix (22 %, contre 7 %).

  • Mise à jour le : 12/12/2018

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