Le capital-invesitssement surperforme largement toutes les classes d'actifs

Par : edicom

Ce mercredi 28 juin, l’AFIC (Association Française des Investisseurs pour la Croissance) et EY ont publié leur 23e étude annuelle sur la performance nette des acteurs français du capital-investissement à fin 2016.

La performance globale du capital-investissement français mesurée à fin 2016 sur un horizon de 30 ans s’élève à 10,1% en moyenne par an, nette de frais. Pour les fonds clos, elle s’élève à 14,7% net par an.

Une nette surperformance par rapport aux autres classes d’actifs

Sur un horizon de 10 ans (2007-2016), le private equity surperforme toutes les autres classes d’actifs. En effet, le rendement annuel du non coté français atteint 8,7% contre 3,0% pour le CAC40, 4,1% pour le CAC All-Tradable, 5,2 % pour immobilier et 3,2 % pour les hedge funds

Le capital transmission le plus rentable

Toutefois, la performance du capital-investissement française reste tirée par sous-secteur du capital-transmission dont la performance sur trente ans atteint 14 % par an ; loin devant le capital-développement (8 % par an) et le capital-innovation (1,4 %).

D’ailleurs, l’étude relève que la performance du capital-innovation est positive sur tous les horizons de temps et s’accroît sur des horizons plus courts allant jusqu’à 6,3% par an sur 3 ans.

Des réformes attendues

« A plus de 10% par an sur 30 ans la performance globale du capital-investissement français vient rémunérer l’épargne allouée au financement des start-up, PME et ETI. Cette performance stable traduit la vitalité de ces entreprises accompagnées par les professionnels de l’investissement dans le non coté membres de l’AFIC. Avec 15 milliards d’euros levés en 2016, nous sommes sur la bonne voie pour doubler en 5 ans la taille du capital-investissement français. Notre souhait est que plus d’épargne française puisse venir vers cette classe d’actifs. L’AFIC a formulé des recommandations en ce sens pour réviser les règles prudentielles des investisseurs institutionnels, favoriser l’accès au non coté des contrats d’assurance-vie, réformer la taxation des plus-values avec une flat tax à 25% et permettre le réinvestissement des plus-values en fonds propres des entreprises. Autant de sujets que nous allons développer avec le nouveau gouvernement et la nouvelle assemblée », a commenté Olivier Millet, Président de l’AFIC.

 

  • Mise à jour le : 11/07/2017

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