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  Sonia Fendler (Altixia REIM) : « L’immobilier doit prendre encore plus de poids dans le paysage français de l’épargne »

Par : Benoît Descamps

Fin août dernier, Sonia Fendler quittait Generali, où elle a passé vingt-cinq années, pour rejoindre Heraclès Gestion en tant que présidente. Aujourd’hui, elle nous présente les deux premières SCPI qui viennent d’être agréées par l’AMF, ainsi que les ambitions d’Heraclès Gestion, rebaptisée Altixia REIM.

Profession CGP : Vous l’aviez annoncé sur les réseaux sociaux, c’est désormais chose faite Heraclès Gestion, dont vous avez pris la présidence l’été dernier, se nomme désormais Altixia REIM. Pourquoi avoir choisi la libellule comme logo ?

Sonia Fendler : Lorsque la libellule est confrontée à un obstacle, son premier mouvement consiste à changer d’axe. Elle ne recule jamais ! La libellule symbolise la sagesse de la transformation et la capacité d’adaptation. Que du positif !

Pourquoi avez-vous décidé de rejoindre l’aventure Altixia ?

S. F. : Après vingt-cinq années chez Generali, j’avais besoin d’un nouveau défi. Xavier Alvarez-Roman m’a engagée pour rendre son savoir-faire en « création de valeur » accessible au grand public. L’immobilier doit prendre encore plus de poids dans le paysage français de l’épargne, alors que les rendements fonds en euros sont en baisse et que les actions restent une classe d’actif volatile. Par ailleurs, je pense qu’il y a encore de la place pour être différenciant sur ce marché de l’immobilier.

Vous êtes désormais en ordre de marche pour vous attaquer au marché de l’épargne ?

S. F. : Tout à fait. Nous avons obtenu notre agrément en tant que société de gestion grand public en décembre dernier et nous venons d’avoir le feu vert pour la commercialisation de nos deux premières SCPI : Altixia Cadence XII et Altixia Commerces.

Nous préparons également un OPCI grand public. La poche hors immobilier physique sera constituée de fonds diversifiés et immobiliers en architecture ouverte et gérée par Edmond de Rothschild AM.

Pourriez-vous nous présenter vos deux SCPI ?

S. F. : Altixia Croissance XII est une SCPI diversifiée en typologie d’actifs qui a vocation à délivrer un revenu chaque mois, que nous espérons supérieur à 5 % par an grâce à notre capacité sur certains investissements à se positionner très en aval tout en sécurisant les flux de revenus futurs. Nous nous appuierons pour cela sur le savoir-faire de la foncière actionnaire. C’est un métier très différent et une expertise peu présente dans les sociétés de gestion SCPI.  Elle sera investie sur des actifs immobiliers situés en France et dans la zone euro. Elle dispose d’un délai de jouissance de quatre mois.

La seconde SCPI est dédiée à l’immobilier de commerce et à la « logistique du dernier kilomètre ». Elle est novatrice car ses frais de souscription sont limités à 2,5 % HT et les distributeurs disposent d’une rémunération sur encours.

Sur l’immobilier de commerce, nous visons notamment les retail park, c’est-à-dire les nouveaux centre commerciaux qui mêlent commerces avec de grandes marques et des loisirs, comme des cinéma, bowling… Son délai de jouissance est fixé à six mois eu égard à ses frais réduits.

Pour amorcer nos premiers investissements, des assureurs ont apporté du seed money, et d’ores et déjà deux acquisitions importantes ont été réalisées pour 45 millions d’euros.

Comment se distingue Altixia dans l’univers devenu très concurrentiel des SCPI ?

S. F. : Notamment par trois éléments : transparence, digitalisation et agilité. Nous affichons une transparence totale, aussi bien sur nos investissements et sur nos frais. Nous serons également 100 % digitaux avec des souscriptions totalement dématérialisées, tout comme les votes en assemblée générale. Enfin, notre taille, dix personnes, nous permet d’être agiles et également innovants en termes d’actifs immobiliers.

Votre offre se limite-t-elle à ces deux SCPI et cet OPCI ?

S. F. : Non. Nous proposons des clubs deals à nos partenaires. Il s’agira ici d’investir aux côtés du fondateur Xavier Alvarez-Roman qui, en quinze ans, a su démontrer son savoir-faire en passant d’un patrimoine immobilier de 3 millions à 500 millions d’euros à terminaison.

Un OPPCI a également été lancé en compagnie de Swiss Life Luxembourg en 2015. Des partenariats avec des institutionnels sont d’ores et déjà signés.

Via quels canaux allez-vous distribuer vos solutions ?

S. F. : Altixia dispose d’un accord de distribution avec Generali pour l’ensemble de ses réseaux. Nous allons largement distribuer notre offre auprès des CGP et des distributeurs digitaux. Pour cela, je suis accompagnée par Frédéric Atthar, un ancien d’Expert & Finance et de Generali également, qui est notre directeur général.

Quel est votre objectif ?

S. F. : Il est d’atteindre les 100 millions d’euros d’encours d’ici la fin de l’année pour les deux SCPI.

  • Mise à jour le : 05/04/2019

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