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  Crise des fonds euros : 2 Français sur 3 pourraient se détourner de l’assurance-vie

Par : edicom

Un sondage YouGov pour le conseiller financier en ligne Nalo a souhaité savoir ce que les Français pensaient depuis l’annonce de certains gros assureurs de la place de mettre un terme à l’omniprésence des fonds euros dans les contrats d’assurance-vie pour promouvoir à la place les unités de compte.

Selon ce sondage, les Français n’envisageraient pas l’assurance-vie sans le fonds euros. Sans surprise, cette volonté serait très mal accueillie par les épargnants. Le sondage YouGov révèle que 4 Français sur 5 se désintéresseraient de l’assurance-vie si le fonds en euros, au capital garanti, venait à être limité. En ce qui concerne les détenteurs d’au moins un contrat d’assurance-vie, 2 sur 3 se détourneraient du produit. 

Quelles sont les attentes des épargnants pour croire encore à l’assurance-vie ?

 

Plus de 30% des épargnants CSP+ prêts à investir dans les unités de compte, à condition d’être mieux accompagnés

 

Selon les acteurs de ce sondage, les acteurs de la Fintech peuvent répondre à ces nouveaux besoins : « Les Français ont été éduqués dans la culture du fonds en euros et du livret A, des placements rassurants, qui nourrissent un sentiment de prise de risque nul. Mais l’investissement sans risque n’existe pas, explique Albert d’Anthoüard, directeur de la clientèle privée chez Nalo. Dans le même ordre d’idée, on ne peut plus se permettre d’opposer le fonds euros non risqué aux UC risqués. Les deux sont des classes d’actifs à part entière qui doivent être intégrées au sein d’allocations réfléchies, afin de maximiser la performance de l’investisseur tout en maîtrisant son exposition au risque. » 

Invité de la conférence internationale de la FFA (Fédération française de l’assurance), Bruno Le Maire, le ministre de l’Economie et des Finances, s’est exprimé sur la question et s’est montré favorable à  davantage de diversification vers les unités de compte. Selon lui, il faut « servir plus de rendement aux Français qui acceptent plus de risques », explique-t-il.

La transition vers une assurance-vie avec moins de fonds euros pourrait ainsi être facilitée par l’apparition récente de nouveaux acteurs, les FinTech, qui mettent la personnalisation du service et l’accompagnement des investisseurs au centre de leur solution.

  • Mise à jour le : 07/11/2019

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