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  Sommet sur le climat : pour un secteur privé engagé

Par : edicom

Par Eric Duval, P-DG du groupe Financière Duval

Notre pays accueillera en fin d’année la 21e conférence sur le changement climatique (COP21) devant conduire à l’adoption d’un accord international sur la lutte contre le dérèglement climatique.

La France mise sur le partage de connaissances et a notamment invité les dirigeants de la société civile à participer à la création de solutions et échanger sur leurs initiatives et expériences. Un label a ainsi été spécialement créé et un espace leur sera dédié sur le site du Bourget pour organiser des débats et favoriser le dialogue sur des thématiques liées au quotidien (habitat, mobilité, croissance verte, économie circulaire, innovations).

Responsabilité écologique

En effet, il n’appartient plus seulement aux Etats de promouvoir une transition énergétique propre, les acteurs du privé doivent également s’engager dans cette démarche et assumer une certaine « responsabilité écologique ». Pour les organisateurs de cette conférence, le défi climatique ne devrait plus être synonyme de « fardeau » pour le secteur privé, mais au contraire, d’opportunités pour redynamiser leur activité : créations d’emplois et de richesses, invention de nouveaux modes de production et de consommation, etc.

Des solutions économiquement prospères peuvent être développées et de nombreuses entreprises ont déjà pris la mesure du problème climatique.

L’industrie manufacturière et la construction ont ainsi réduit leur émission de gaz à effet de serre de plus de 27% depuis 1990 et cherché des solutions alternatives aux matériaux à forte empreinte carbone, comme le ciment par exemple. Les innovations en la matière donneront naissance à une industrie cimentière plus propre, ce qui à terme bénéficiera à l’ensemble de la planète et notamment aux pays en développement, principaux émetteurs de CO2 cimentier.

Valeur ajoutée

Dans l’hexagone, les constructions sont désormais pensées de manière plus globale et intègrent l’ensemble des critères de développement durable, à l’exemple de CFA qui concilie dans ses projets (équipement sportifs, habitat, locaux commerciaux, bureaux, etc.) attractivité des territoires, préservation de l’environnement, consommation d’énergie, valorisation urbaine et dynamisme économique.

Cette approche environnementale et développement durable, le groupe Financière Duval l’a fait sienne tant dans ses activités immobilières que d’exploitation, notamment dans l’exploitation de ses installations golfiques au travers de sa filiale NGFGolf, au regard notamment de la gestion de l’eau, et également dans ses installations touristiques exploitées par Odalys. Cette démarche est pleinement partagée par l’ensemble des directeurs de nos filiales qui n’hésitent plus à partager leurs expériences.

Le groupe Financière Duval a su transformer ce qui apparaissait comme un fardeau, en valeur ajoutée pour nos activités, mais également celles de nos clients.

Ces innovations du quotidien constituent les futures clés d’un développement durable qu’il appartient aux entreprises d’imaginer et de mettre en place. C’est donc à l’ensemble du tissu entrepreneurial, de se mobiliser pour espérer une véritable synergie entre croissance économique et croissance verte.

C’est parce que la menace qui pèse sur notre environnement est considérable qu’il convient de porter haut le flambeau du combat pour la préservation de notre environnement. Dès la phase de conseil et de conception du projet, les enjeux environnementaux ne peuvent plus être ignorés comme ils l’ont été pendant bien trop longtemps.

Privilégier les acteurs responsables, sanctionner les autres

Les acteurs privés ont la responsabilité de préserver un environnement sain pour les générations à venir. Les acteurs politiques ne peuvent pas tout.

Mieux maîtriser les problèmes de pollution, tenter d’éviter les crises d'énergie, réduire au minimum la consommation d'énergie ainsi que les émissions de CO2, doivent devenir incontournables et être valorisés par le marché. Les investisseurs doivent privilégiés les acteurs responsables et sanctionnés les autres. Certains d’entre eux le font déjà.

Comme François de La Rochefoucauld, j’ai la conviction que « rien n'est si contagieux que l’exemple ». Entreprises privées, donnons l’exemple.

  • Mise à jour le : 04/05/2015

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