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  Le pouvoir d’achat immobilier en forte baisse

Par : edicom

Malgré une relative stabilisation des taux des crédits immobiliers, la hausse des prix engendre une forte baisse du pouvoir d’achat. En six mois, certaines villes perdent quasiment une pièce !

Cela n’était pas arrivé depuis longtemps ! Tandis que les prix de l’immobilier augmentent un peu partout en France et que les taux d’emprunt encore bas remontent légèrement, mais sûrement, le pouvoir d’achat accuse le coup, comme le dévoile le dernier bilan du courtier Meilleurtaux.com sur le pouvoir d’achat immobilier dans les vingt plus grandes de France entre janvier et juillet 2017.

Certaines villes sont, en effet, très impactées par la baisse du pouvoir d’achat immobilier : « La hausse des prix observée depuis ces derniers mois fait mal au portefeuille des nouveaux acheteurs et ce, malgré une relative stabilisation des taux des crédits immobiliers. 17 villes sur 20 perdent des mètres carrés par rapport à la situation observée il y a six mois, explique Maël Bernier, directrice de la communication et porte-parole de Meilleurtaux.com. En effet, plusieurs villes pâtissent de ce boom des prix lié en partie au regain des demandes et à la forte pression qu’elle engendre par rapport à une offre toujours trop faible. Certaines villes parmi les plus moyennes notamment, sont davantage confrontées à un réajustement lié notamment à une faiblesse des prix longtemps constatée. » ajoute-t-elle.

Cependant, malgré une hausse des taux en début d’année, les meilleures négociations se situent toujours sous la barre des 1,50 % pour les durées allant jusqu’à 20 ans et autour de 1,65 % sur 25 ans.

Pouvoir d’achat immobilier pour 1 000 € de mensualité sur 20 ans calculés avec le taux fixe sur 20 ans

Rennes et Bordeaux perdent 8 m2

Rennes et Bordeaux perdent jusqu’à 8 m2 à remboursement égal par rapport à ce qu’elles affichaient il y a six mois : un Bordelais peut donc s’offrir pour 1 000 € par mois 51 m2 en juillet, contre 59 m2 en janvier, et un Rennais pourra financer 69 m2 au lieu de 77 m2.

Le Mans, Nîmes et Montpellier (respectivement 3e, 4e et 11e du classement) affichent, quant à elles, une baisse de 5 m2 du pouvoir d’achat immobilier. Au rang des perdantes, Saint-Etienne, Nantes et Strasbourg (1re, 15e et 16e du classement) voient leur pouvoir d’achat immobilier diminuer de 4 m2. Viennent ensuite Lille qui perd 3 m2 ; Le Havre, Paris, Grenoble, Marseille et Lyon perdent, quant à elle, 2 m2.

Les moins pénalisées par ces changements sont Dijon, Reims et Toulouse qui ne perdent qu’un petit mètre carré en six mois, ainsi que Nice, et Angers qui restent stables. Toulon fait figure d’exception en étant la seule ville à gagner 1m².

Impact sur le classement : Nice effectue une belle progression, Bordeaux chute

Au classement général du pouvoir d’achat immobilier, quelques changements sont à noter : « Le Mans cède la 2e place au Havre, Toulouse gagne 2 places et se retrouve à la 11e place du pouvoir d’achat immobilier, contre 13e en janvier, Lille gagne une place de la 14e à la 13e place, Rennes perd 3 places, de la 11e place à la 14ème, Nice, longtemps mauvaise élève effectue la plus belle progression en passant de la 19e à la 16e place, tandis que Bordeaux perd 2 places et se retrouve avant-dernière du classement pour la première fois…», détaille Maël Bernier.

 

  • Mise à jour le : 28/07/2017

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