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  ManyMore: une vision à 360° de la gestion d’un cabinet

Par : Anne Simonet

Conjuguer gestion du cabinet, suivi dans le temps des portefeuilles clientèle, respect de la réglementation, développement commercial, ManyMore s’y emploie depuis plus de dix ans en facilitant le quotidien des conseillers en gestion de patrimoine.

Lancé en 2006 par Pierre-Laurent Fleury, ManyMore est aujourd’hui un acteur bien connu des professionnels de la gestion de patrimoine pour ses logiciels d’agrégation de données. La société compte une soixantaine de collaborateurs. Son indépendance capitalistique, qui demeure acquise avec 66 % des parts détenues par la famille Fleury, 26 % par Axa et le solde par une dizaine de conseils en gestion de patrimoine (CGP), ainsi que l’existence d’un comité de déontologie et de conformité regroupant les représentants des différentes associations professionnelles, sont les atouts indispensables lui permettant de renouveler sans cesse ses services afin de coller au plus juste aux attentes des CGP.

Son offre a ainsi évolué au gré des besoins des conseillers, des usages, de la réglementation et des opportunités offertes par les nouvelles technologies. Elle s’est lancée il y a maintenant trois ans dans le développement d’extranets ouverts à tous les fournisseurs des CGP, compagnies d’assurance, société de gestion, plate-forme…

En effet, tous les acteurs de la Place, à commencer par les assureurs, ont lancé leur plan de transformation digitale visant à faciliter le parcours clients et partenaires.

Les coûts de mise en place étant plus ou moins conséquents selon la configuration des systèmes d’information des fournisseurs, le choix d’externaliser l’extranet à destination des réseaux tiers peut s’avérer être la solution la plus judicieuse. Ils y gagnent aussi en réactivité. Axa, Cardif et Voisin SAS ont ainsi recours aux services de ManyMore.

La société compte aujourd’hui plus de 500 clients, 2900 utilisateurs et en termes de volumétrie, c’est plus de 330 000 contrats et 37 milliards d’encours importés.

Un parcours client digitalisé et dans les clous

ManyMore a refondu Prisme, son logiciel historique d’agrégation des données, en intégrant l’ensemble des fonctionnalités de son autre solution, ManyWealth, axée sur le bilan patrimonial et le respect de la réglementation. A cette occasion, elle le renomme Prisme 3.0. L’objectif est de proposer au CGP, qu’il soit indépendant ou au sein d’un réseau, un outil simple, moderne et complet qui lui permette de gérer la relation client, d’agréger ses données, de remplir ses obligations réglementaires et de digitaliser les documents. Cet outil permet ainsi de réaliser la connaissance client, le profil de risque (RiskTolerance), le devoir de conseil et le suivi du client dans le temps, tout cela de manière totalement dématérialisée grâce à la signature électronique.

Concrètement, le CGP recueille en rendez-vous les informations sur son client (famille, patrimoine), simule son impôt et édite en quelques clics un bilan patrimonial et un rapport écrit de conseil personnalisé. Dernière nouveauté, il peut réaliser des simulations d’investissement immobilier et projeter l’effort de trésorerie de son client et son économie d’impôt. En outre, le client a une vision unique de ses actifs financiers, grâce à l’agrégation, autant en rendez-vous avec son conseiller, qu’au travers de son espace client Nexus.

C’est aussi un outil de gestion du cabinet, le CGP peut suivre son chiffre d’affaires et ses commissions, gérer les campagnes et les objectifs commerciaux, son carnet de rendez-vous et agréger les données financières des comptes et contrats de ses clients provenant de plus de cent-vingt partenaires.

Efficacité commerciale et respect des obligations réglementaires font bon ménage puisque le conseiller envoie, grâce à cet outil, en signature électronique tous les documents qu’il souhaite – documents d’entrée en relation, lettre de mission… – qui s’archiveront ensuite automatiquement dans la GED du client, une fois qu’il les aura signés grâce au code SMS reçu sur son téléphone. Il réalise des propositions sur mesure et vérifie leur adéquation au profil de son client, ce qui le met en mesure de prouver tant à l’AMF qu’à l’ACPR la formalisation par écrit de son devoir de conseil.

En effet, « le CGP intègre les modèles de documents fournis par son association professionnelle, qu’il peut personnaliser (document d’entrée en relation, la lettre de mission, rapport de préconisation, convention RTO…) et Prisme 3.0 fait un publipostage avec les données clients, permettant de préremplir le document. Le CGP a le choix entre l’imprimer ou l’envoyer en signature électronique au client », explique Emilie Giroux-Levain, directeur du développement de ManyMore. Quant au prix de Prisme 3.0, il reste inchangé, soit 900 euros HT par an pour un utilisateur (1 200 euros HT pour deux utilisateurs) et 4 euros HT par an par contrat importé (600 euros HT tout compris pour un utilisateur au sein d’un jeune cabinet). En revanche, le CGP paiera la signature électronique émise par un tiers de confiance, Universign.

Le montant est en moyenne d’un euro et sera à la hausse ou à la baisse en fonction de la volumétrie.

Une interface unique sans couture

Depuis 2015, ManyMore a décidé de développer une nouvelle activité, celle de l’extranet multifournisseurs, à travers Connective Software. « Le principe de l’agrégation se traduit par des flux d’informations descendant des compagnies d’assurance vers les conseillers, via l’agrégateur. Or, à l’heure où toutes les compagnies d’assurance entreprennent de digitaliser les actes de gestion, il est important que cette refonte des systèmes d’information soit source de simplification et non de complexification pour les CGP. C’est la raison pour laquelle nous croyons à l’idée qu’à travers un outil commun et digital, le CGP réalise et suive ses actes avec l’ensemble de ses fournisseurs. L’idée étant que les parcours utilisateurs doivent être harmonisés, tant pour les cabinets que pour leurs clients ».

Le conseiller peut effectuer toute opération de gestion au travers de Connective Software : souscription, arbitrage, versement, en signature électronique, et ce en récupérant le « contexte » de son client à partir de Prisme 3.0 ou de n’importe quel autre logiciel de gestion clients grâce à l’API OpenWealth Platform.

La solution est reliée directement au back-office du fournisseur, permettant ainsi une digitalisation complète de l’acte de gestion qui est réalisé « sans couture », avec une expérience utilisateur unique pour le conseiller et son client.

Emilie Giroux-Levain remarque : « Nous nous différencions de nos concurrents par des offres non pas clé en main mais sur mesure. Nous intégrons toutes les règles de gestion des produits de nos partenaires afin de valider dans 99 % des cas tant les souscriptions que les arbitrages réalisés en ligne, faisant ainsi gagner un temps précieux aux back-offices des CGP et des compagnies ou plates-formes ».

Axa a été, en 2016, le premier client à adopter cette solution en équipant les courtiers d’Axa Théma. Depuis avril dernier, BNP Paribas Cardif propose à son réseau de CGP et de courtiers cet outil, l’assureur souhaitant accélérer la transformation digitale de son activité. Ses partenaires bénéficieront progressivement d’un parcours digitalisé pour les contrats d’épargne et de retraite qu’elle commercialise. Cardif Elite est ainsi le premier contrat d’assurance-vie à en bénéficier.

Initialement proposée aux compagnies d’assurance, cette solution s’adresse plus généralement à l’ensemble des fournisseurs des CGP et notamment aux sociétés de gestion spécialisée dans les SCPI et le capital-investissement. Connective SoftWare a ainsi été déployée l’année dernière pour les souscriptions 123 Investment Managers effectuées par la Maif Solutions financières et vient d’être mise en place chez Voisin SAS, société de gestion spécialisée dans les SCPI. En effet, les sociétés de gestion de SCPI sont loin d’avoir toutes dématérialisé leurs processus de souscriptions.

« Voisin SAS vient d’adhérer à notre solution afin de bénéficier de notre expérience et d’accélérer son développement en gagnant en rapidité dans leur processus de souscription. Cela est rendu possible notamment par le transfert de contexte, puisque le CGPI peut en un clic préremplir les informations sur son client contenues dans son outil ».

L’année 2018 étant riche d’évolutions réglementaires, les directives MIF2 et DDA2 vont être intégrées au sein d’un nouvel outil qui sortira au mois de septembre prochain et dans lequel il y aura les tests d’adéquation, le rapport de préconisation et la prise en compte du marché cible. Il sera également question d’intégrer les frais et coûts dès lors que le périmètre de ces derniers aura été arrêté réglementairement.

Côté Tracfin et lutte anti-blanchiment, la mise en conformité avec la dernière directive sera effective prochainement, de même avec le règlement général sur la protection des données (RGPD) qui est en cours de paramétrages avec les différentes associations professionnelles au sein du comité de déontologie et de conformité de ManyMore.

  • Mise à jour le : 20/04/2018

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