Entre tensions géopolitiques et risque cyber

Par : edicom

L’AMF a publié sa Cartographie 2026 des marchés et des risques qui se situent dans le prolongement de ceux identifiés pour l’année précédente, notamment les risques géopolitiques et cyber. L’Autorité relève par ailler que « en dépit d'un épisode de correction et de forte volatilité consécutif au déclenchement du conflit avec l'Iran, les marchés sont demeurés globalement ordonnés et résilients ».

L’étude indique également que « le contexte actuel est venu souligner certaines vulnérabilités, identifiées dans de précédentes éditions de la cartographie, notamment les niveaux élevés de valorisation de certains actifs, la concentration des performances sur un nombre limité de grandes valeurs technologiques et l’endettement important de certaines entreprises. Ces éléments pourraient accroître la sensibilité des marchés à une dégradation de l’environnement macro-financier. »

Il est également relevé que « les marchés de crypto-actifs poursuivent quant à eux leur phase de correction, illustrant une sensibilité accrue aux évolutions de l’environnement économique et financier. »

S’agissant des fonds d’investissement, l’AMF note que les valorisations ont été soutenues par la progression des marchés actions et l’augmentation des taux d’intérêt et que les flux de collecte sont restés positifs en France. Pour autant, son attention se porte en particulier sur « les fonds immobiliers, toujours exposés aux fragilités du marché ». L’AMF indique également que « l’essor rapide des actifs privés se poursuit et appelle une vigilance accrue afin d’assurer une protection adéquate des investisseurs. »

Au niveau mondial, l’AMF note que « les régulateurs portent notamment une attention particulière à la croissance soutenue de la finance et du crédit privés », mais qu’ « à ce stade, ce segment n’est pas analysé comme une source de risque significative pour la stabilité financière, compte tenu de sa taille encore limitée, mais sa croissance soutenue, conjuguée à l’élargissement de l’accès de ces actifs aux investisseurs particuliers, soulève des enjeux croissants en matière de liquidité, de valorisation, de levier et d’interconnexions avec le reste du système financier. »

S’agissant du risque cyber, très lié au développement de l’IA, l’AMF estime que « le règlement européen sur la résilience opérationnelle numérique du secteur financier (DORA) constitue un cadre structurant majeur pour renforcer la sécurité et la capacité de réaction des acteurs financiers. L’enjeu réside désormais dans l’adaptation continue des dispositifs de prévention et de réponse afin de limiter les risques opérationnels et systémiques. »

 

  • Mise à jour le : 02/07/2026

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