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  Bruno Delpeut lance officiellement Anseris

Par : Benoît Descamps

Annoncé il y a quelques mois dans nos colonnes, la société Anseris vient officiellement d’être lancée. Cette société a donc été imaginée par Bruno Delpeut, ancien fondateur du groupement Infinitis revendu en octobre 2016 à CGP Entrepreneurs. Pour cela, Bruno Delpeut (qui détient 66 % des parts) s’est associé à la Banque Delubac et à un fonds d’investissement qui détiennent chacun 16,5 % du capital, le solde étant détenu par les cinq cabinets ayant rejoint la société (Lonlay & Associés, Patrimoine & Perspectives, CSPI, Privalys Gestion Privée et AM Conseil). L’ensemble représente actuellement 52 CGP, 550 millions d’euros d’encours, 340 ventes immobilières par an et 7900 clients.

« Il ne s’agit pas d’un groupement, mais d’un groupe de CGP, précise Bruno Delpeut. Chaque cabinet nous rejoignant acquiert une part du capital et en devient un acteur de son développement. Si la croissance externe est un moyen utilisé pour grossir rapidement, nous avons privilégié la croissance agrégée pour atteindre rapidement une taille significative. »

La logique de cette organisation diffère des groupements de CGP. Anséris n’assure pas le front ou back office de ses CGP actionnaires et n’est également pas intégré dans le circuit de commissionnement. « Si Anseris fait valoir auprès des fournisseurs la force du groupe pour négocier de meilleures conventions de partenariat, les CGP conservent un lien direct de rémunération avec leurs fournisseurs et perçoivent 100% des rémunérations négociées, précise Bruno Delpeut. Ils conservent une totale autonomie dans la sélection de leurs partenaires et dans la relation avec ses partenaires historiques, hormis de travailler avec ceux que nous avons répertoriés dans une liste noire. »

La structure, domiciliée place Vendôme à Paris, compte devenir une marque de référence dans l’univers de la gestion de patrimoine. « La marque et sa dimension nationale rassurent le client final, tout comme le fait d’avoir une banque à notre capital », note Bruno Delpeut. Pour cela, elle compte mettre à disposition de ses membres des moyens d’ingénierie patrimoniale, de compliance, de marketing et de communication. Elle finalise actuellement des conventions de partenariat avec un groupement d’experts-comptables national, ainsi qu’avec un groupement de courtiers de 300 cabinets spécialisés en protection sociale.

Côté moyens, des accords ont été conclu avec différents prestataires de services comme Harvest et EFL (« Via Anseris, le CGP économise sur ces outils entrer 3 000 et 4 000 euros par an », précise Bruno Delpeut) ; et la société s’engage à  investir entre 75 000 et 100 000 euros chaque année dans son système informatique conçu pour et par ses CGP actionnaires. En outre, Anseris a noué un partenariat avec le cabinet Marker, pour assurer la bonne conformité des cabinets adhérents (audit tous les quatre ans, hot line, gouvernance produits…) et des formations seront assurées tout au long de l’année, notamment lors des deux universités Anseris organisées chaque année. Enfin, via son actionnaire Delubac, les membres du groupe pourront proposer l’offre de gestion de compte courant et services de paiement à leurs clients, ce qui permet à Bruno Delpeut de qualifier ses CGP associés de « banquiers privés indépendants ».

Côté développement, la société compte atteindre d’ici 5 ans 100 voire 150 cabinets (taille maximale du groupe) ; lesquels représenteraient 5 milliards d’euros d’encours. Le nombre de cabinets est limité en fonction des villes selon la densité de la population, par exemple 10 bureaux Anseris maximum à Paris, 5 à Lyon, 5 à Bordeaux…

L’accès au groupe se fait suite à la validation de son adhésion par un comité de validation. L’accès au capital est fixé à 5000 euros, avec dilution des actionnaires en place au sein de la SAS à capital variable (la part des CGP dans le capital sera à terme d’environ 35 à 40 %). Outre ces 5 000 euros, le CGP verse une cotisation de 5 000 euros supplémentaire pour accéder aux services, la première année puis 10 000 euros pour chaque année suivante. « Ces 10 000 euros sont gommés par les Conditions financières négociées et l’économie sur les charges fixes du cabinet. Nous visons donc des cabinets déjà installés et qui sont dans une optique de développement. Il s’agit d’entrepreneurs du patrimoine déjà bien implantés dans leur région. »

  • Mise à jour le : 14/02/2019

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