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  Empoignade autour du Sommet BFM Patrimoine : l'UCGP et l'Apeci plaident le retour au calme

Par : Benoît Descamps

Après la CNCIF la semaine passée, La Compagnie des CGPI et l’Anacofi ont affiché cette semaine leur désaccord vis-à-vis de l’organisation du Sommet BFM Patrimoine organisé par BFM Business en partenariat avec la CNCGP que son président, Benoist Lombard, nous présentait récemment.

En effet, dans une interview en date du 31 mai dernier, le président de la CNCIF, Stéphane Fantuz, regrettait la mise à l’écart des trois associations : « nous avons découvert qu’il s’agissait d’une manifestation commerciale, montée de longue date entre BFM et la CNCGP, brandée à leur nom, écartant volontairement les trois autres associations et par voie de conséquence leurs membres. Nous déplorons une telle attitude. Comment un événement qui se veut d’une ampleur nationale peut-il réussir en écartant, de fait, 75 % des professionnels ? Cette démarche a un effet négatif car elle tend à diviser la profession, alors que les CGP sur le terrain, quelle que soit leur association, réclament davantage d’unité. »

Pour sa part, la Compagnie des CGPI, dans un communiqué en date du 5 juin dernier, exposait que « l’événement proposé par BFM Business et la CNCGP ressemble plus à une prise d’assaut de l’image de la profession qu’à un regroupement de l’ensemble des experts patrimoniaux en excluant les représentants des autres associations dont La Compagnie des CGPI ». Dès lors, « Le conseil d’administration de La Compagnie des CGPI, souhaitant le développement d’un esprit d’équipe et de cohésion au service de l’intérêt commun dans le partage du travail à accomplir, ne se reconnaît pas au travers d’une démarche égocentrique au service d’une seule association et ne rejoindra donc pas cette manifestation. »

De son côté, l’Anacofi, dans un communiqué de presse, après avoir voulu « prendre le temps de regarder comment évoluait la situation et éviter d’allumer un conflit pour de mauvaises raisons », a estimé que « devant la teneur et la forme des éléments de communication joints à la proposition qui nous était enfin transmise, nous ne pouvions pas donner suite » jugeant qu’il « s’agissait en effet trop clairement d’un évènement CNCGP ». Et d’ajouter : « nous découvrons chaque jour un peu plus de quoi il retourne et des modes opératoires qui nous semblent avoir franchi toutes les lignes jaunes. »

De son côté, le président de la CNCGP regrettait des « allégations creuses dénon(çant) une action positive initiée par la CNCGP à l’attention de l’ensemble de l’écosystème dans lequel évolue notre profession. A l’instar de tous nos travaux, cet évènement ouvert à tous est le résultat des efforts quotidiens de la CNCGP pour travailler dans le sens d’une ouverture et d’une valorisation de la profession, ce sans distinction d’appartenance syndicale ou autre ». Benoist Lombard précisait également que « cet évènement n’a pas vocation à générer le moindre bénéfice au profit de la CNCGP qui ne compte pourtant pas son temps pour la promotion de notre profession. »

L'UCGP, association de seize groupements de CGP dont la parole est rare, indiquait dans un communiqué suivre l’initiative du Sommet BFM Patrimoine depuis le début et qu’« aucune réaction autre qu’une satisfaction générale due à sa progression » n’a été relevée lors de sa réunion mensuelle qui s’est tenue cette semaine. « Pour tous, il s’agit bien d’une opportunité offerte à tous les CGP sans la moindre exclusive. Les réactions fortes, voire excessives, de certains nous laissent sans voix ; aucune des attaques ne nous paraît le moins du monde fondée. Nous aurions fait le même écho à toute initiative d’une autre Association. » Et de conclure : « Retour au calme indispensable. »

Enfin, l'APECI, via son président Stéphane Vidal, « souhaite profondément que les tensions « très visibles » qui existent aujourd’hui entre les associations représentatives de la profession cessent très vite. Elles ne sont pas bonnes pour la représentativité de notre secteur, et ne participent pas à l’image que tous veulent en donner. Sans vouloir prendre parti sur le fond, la forme est destructrice. Nous comptons tous les jours sur les associations qui font un travail formidable au service de la profession, et que nous tentons de soutenir en tant que chefs d’entreprise du secteur. Messieurs, revenez à cela, nous avons tant de sujets passionnants à mettre en œuvre. »

  • Mise à jour le : 11/06/2018

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