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  Indices immobiliers de performance en Bourse : une volatilité exacerbée en octobre

Par : edicom

L’Institut de l’épargne immobilière et foncière (Ieif) vient de publier les indices de performances de l’immobilier en Bourse du mois d’octobre. Et la volatilité reste encore de mise.

Le mois d’octobre a renforcé la dichotomie entre les Etats-Unis et le reste du monde. Ainsi l’économie américaine va mieux, c’est une certitude et les organismes comme la Fed en sont conscients. Cette dernière a donc mis un terme, à la fin du mois et ce comme prévu, à son programme de rachats mensuels d’obligations, tout en assurant le maintien de ces taux proches de zéro, au moins jusqu’au printemps 2015.

Etats-Unis : tout va mieux

Cette décision, lourde de conséquences pour les investisseurs, s’est appuyée sur des données statistiques plus qu’encourageantes : croissance au troisième trimestre de 3,5 % (après 4,6 % au deuxième), une création nette d’emplois (hors secteur agricole) de 215 000 en octobre impliquant un taux de chômage de 5,8 % (contre 5,9 % en septembre), soit son plus bas niveau depuis la mi-2008, des mises en chantier de logements en croissance de plus de 6 % sur le mois, un indice de confiance des ménages Reuters-Michigan à 86,4 qui s’améliore encore (84,6 en septembre), ou bien encore un indice du Conference Board (indice composite de dix indicateurs économiques ou LEI) qui augmente de 0,8 % en septembre (contre 0 % en août).

L’Europe et l’Asie s’enlisent

A l’opposé, les économies européennes et asiatiques s’enlisent. Les données en provenance du continent asiatique n’ont pas rassuré les investisseurs, bien au contraire. Il est vrai que l’annonce faite par la Banque du Japon d’un relèvement du montant des rachats d’actifs de 70 000 à 80 000 milliards de yens (574 milliards d’euros) a entraîné un certain optimiste, mais ce dernier n’a été que de très courte durée.

En effet, l’idée d’un essoufflement de l’économie chinoise s’est vite propagée aux différentes places boursières reposant sur la confirmation que le taux de croissance 2014 de la Chine se situera à 7,5 %, soit la fourchette basse des objectifs préalablement annoncés. Cette estimation repose sur la publication de données économiques moins bonnes que prévues, tel qu’un indice PMI du secteur manufacturier de 50,4 en octobre (50,2 en septembre), un indice PMI des services de 53,5 en septembre (contre 54,1 en août), un excédent de la balance commerciale de 31 Mds$ en septembre (contre 42 Md$ attendus), un indice des prix à la consommation à son niveau le plus bas depuis 4 ans, à 1,6 %, ou la baisse de 1,1 % en un an du prix moyen de logements neufs de 70 villes chinoises. La pression s’accentue donc sur la Banque centrale de l’Empire du Milieu, afin qu’elle mette en place des mesures d’assouplissements visant à soutenir l’économie.

Spectre de la déflation en Europe

En Europe, la situation n’est guère plus enviable. Les signes d’une amélioration de l’économie de la zone euro sont quasi inexistants. Eurostat a ainsi confirmé que le taux d’inflation de la zone en octobre est à son niveau le plus bas en cinq ans, soit 0,7 % (contre 0,8 % en septembre), faisant planer un peu plus le spectre d’une entrée en déflation.

Plus précisément, la France et l’Italie continuent de peser sur la croissance de la zone. Ces deux pays ont vu leur projet de budget 2015 retoqué par Bruxelles les contraignant à faire plus d’économies malgré des prévisions de croissance quasi-nulles.

Mais d’autres éléments sont venus appuyer le pessimiste ambiant, comme la remise en cause de la solidité de l’économie allemande à travers notamment la chute de 5,7 % des commandes à l’industrie germanique en août, non compensée par une légère hausse de 0,8 % en septembre (contre 2,3,% attendu), ainsi que le recul de l’indice IFO du climat des affaires en Allemagne pour le sixième mois consécutif, à 103,2 (soit son plus bas niveau depuis deux ans). Tous les espoirs de la zone euro se cristallisent donc sur la mise en place d’un programme de rachats d’obligations d’Etats ou de titres adossés à des actifs (ABS) par la BCE.

 

  • Mise à jour le : 17/11/2014

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